Catégorie : Experimental Pop

  • Matilda Mann, étoile montante de la pop

    Matilda Mann, étoile montante de la pop

    Depuis 2020, l’auteure-compositrice-interprète Matilda Mann se fait une place de choix sur la scène musicale britannique. D’années en années, elle a su mettre en avant ses nombreux talents afin de réunir toujours plus d’adeptes. Alliant une écriture profonde avec des sonorités pop et indie, l’artiste a su se trouver et grandir musicalement.

    Des premières parties…

    Matilda Mann a longtemps sillonné les routes en groupe avant d’être la tête d’affiche. Dès le retour des concerts à l’époque post-covid, elle enchaîne les premières parties de ses compères, principalement des artistes indie/folk. Tom Odell, Wallows, Role Model… tous ont su faire confiance à Matilda Mann, en la laissant emporter leur public dans une parenthèse légère et envoûtante.

    Matilda Mann sur scène tenant une guitare
    Matilda Mann sur scène avec un musicien. Elle tient une guitare et porte des fausses ailes d'ange

    … à une tournée européenne

    Fin 2024, la chanteuse annonce enfin sa tournée solo : le Roxwell Tour. Cet enchaînement de quinze dates à travers l’europe met en avant son premier album, Roxwell, sortit le 28 février 2025. Ce premier opus semble être un parfait mélange de ces EP. Il traite d’amour, d’amitié, et plus largement de tout ce qui constitue la vie d’une femme dans sa vingtaine, tout ça entre balades et rythmiques plus joyeuses. Tous ces thèmes sont reprit dans un concert bien pensé, ou Mann interagit avec le public, joue ses titres les plus entrainants tout en étant toujours pleine d’énergie. Le plus important, c’est que l’amour est au centre de la soirée avec des petites activités comme le « Meet Cute », où elle joue les cupidon avec son public.

    Kismet, album prometteur

    Matilda Mann devant un panneau publicitaire faisant la pub de son nouvel album
    Matilda Mann via Instagram (@matildathemann)

    Kismet, est déjà un succès auprès de ses fans, ainsi que du grand public. Sortit le 4 septembre dernier, le successeur de Roxwell est une ode à la joie et l’amour, sur des mélodies légères et entrainantes.

    Le premier clip de cette nouvelle ère, After the love, réunit déjà plus de 355 000 vues.

    Kismet signifie destin, concept avec lequel la chanteuse semble en paix : « J’aime à penser qu’il y a un certain réconfort à s’en remettre à ce que l’univers nous réserve, à considérer chaque refus comme une invitation à nous recentrer sur notre véritable chemin. »

    Et la musique de Matilda Mann est comme un cadeau sur notre chemin. Les musiques pleines d’espoir et d’amour de Kismet sont comme une lueur dans le noir. Il est impossible de passer à côté de ses paroles si joliment écrites et de ne pas avoir envie d’y croire. Dans un monde où tout est rapide, oppressant et sans âme, Matilda Mann prends le temps de nous livrer un bout de son âme pour nous recentrer sur ce qui compte réellement : l’amour.

    « J’aime à penser qu’il y a un certain réconfort à s’en remettre à ce que l’univers nous réserve, à considérer chaque refus comme une invitation à nous recentrer sur notre véritable chemin. »

    Matilda Mann pour 10 magazine

    Et si découvrir Matilda était notre Kismet ?

    La légèreté de cet album est, pour moi, ce qui fait sa beauté. Quand aujourd’hui même l’amour devient compliqué, des chansons comme Forever and a day ou encore Call you from the car sont un appel à aimer. En écoutant ces chansons, on se sent heureux, on a envie de sourire et de serrer un peu plus fort nos proches dans nos bras. On a envie d’écrire des mots d’amour, d’offrir des fleurs et de se rappeler pourquoi aimer nous rend vivant. C’est tout la beauté et la complexité de nos sentiments qui se retrouve dans un album. Il est impossible de le détester, car qu’il y a-t-il de plus beau qu’aimer ?

    Si ces quelques mots vous ont convaincu, je vous invite à plonger dans l’univers de Matilda Mann où tout est bien pensé, de sa musique à ses concerts.

  • Rosalía : Le très ambitieux LUX

    Rosalía : Le très ambitieux LUX

    Avec “LUX”, Rosalía transcende la pop dans un album grandiose et unique en son genre

    Quand j’ai découvert Lux, le nouvel album de Rosalía, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Après Motomami, qui avait déjà montré à quel point elle pouvait repousser les limites de la pop, je me demandais comment elle allait réussir à me surprendre encore. Finalement, dès les premières minutes, j’ai compris que LUX était très différent de ses précédents albums et que Rosalía, une énième fois, s’est totalement réinventée.


    Une ambiance qui me transporte

    Ce que j’aime d’abord dans Lux, c’est son ambiance. Rosalía a choisi une direction très différente de celle de Motomami. Les chansons donnent parfois l’impression d’être très grandes et importantes, comme avec son lead single Berghain en collaboration avec Bjork et Yves Tumor, presque comme si on assistait à un spectacle. Pourtant, je ne trouve jamais l’album froid ou difficile à écouter. Au contraire, je trouve qu’il dégage énormément d’émotions.

    Quand j’écoute certaines chansons, j’ai vraiment l’impression d’être transporté dans un autre univers. Il y a des moments calmes, d’autres beaucoup plus puissants, et je trouve que cela rend l’écoute très intéressante. L’album prend son temps et ne cherche pas forcément à nous donner immédiatement une chanson facile à retenir.

    Des histoires de femmes et de liberté

    J’aime aussi beaucoup les thèmes abordés par Rosalía dans ce nouvel album.

    « J’ai senti le besoin d’étudier et de lire davantage sur les autres. » explique-elle dans son interview avec Mehdi Maizi à Radio France.

    Dans Lux, elle s’inspire notamment de différentes saintes et de leurs histoires. Mais ce qui m’intéresse le plus, ce n’est pas forcément l’aspect religieux. Ce sont surtout les femmes qu’elle met en avant, comme avec Jeanne, ou elle parle de Jeanne d’Arc en chantant quelques phrases en français.

    Je trouve intéressant qu’elle raconte des histoires de femmes fortes, indépendantes ou prêtes à se battre pour leurs convictions. À travers ces personnages, j’ai parfois l’impression que Rosalía parle aussi d’elle-même et de son envie de rester libre. Elle explique notamment qu’elle veut faire sa musique comme elle l’entend, sans forcément répondre aux attentes du public.

    La listening-party de LUX, à Barcelone.

    Une musique qui dépasse les frontières

    Un autre élément que j’aime beaucoup est le mélange des langues. Dans Lux, Rosalía chante en espagnol, mais aussi dans plusieurs autres langues, comme l’arabe, l’hébreu, l’ukrainien ou encore le mandarin.

    Je trouve ce choix vraiment intéressant, car il donne à l’album une dimension internationale. Même lorsque je ne comprends pas toutes les paroles, je peux ressentir les émotions grâce à sa voix. Pour moi, c’est l’une des grandes qualités de Rosalía : elle arrive à transmettre quelque chose même lorsque l’on ne comprend pas forcément chaque mot.

    Des artistes qui apportent leur univers

    J’ai également beaucoup aimé les collaborations présentes sur l’album. La participation de Björk m’a particulièrement marqué. J’aime le fait que Rosalía s’entoure d’artistes qui ont eux aussi un univers très personnel.

    Bjork réalisant une performance surprise de « Berghain » aux BRIT Awards 2026.

    Ces collaborations ne donnent pas l’impression d’être là uniquement pour attirer l’attention. Elles semblent plutôt participer à l’identité de l’album. Cela donne encore plus l’impression que Rosalía veut créer quelque chose de différent et qui dépasse les frontières de la pop.

    Un album qui me plaît parce qu’il ose

    Au final, si j’aime Lux, c’est surtout parce que Rosalía ne cherche pas à refaire ce qu’elle a déjà fait. Elle aurait pu essayer de reproduire le succès de Motomami, mais elle a choisi de prendre une autre direction.

    C’est justement cette liberté qui me plaît. L’album peut sembler surprenant lors de la première écoute, mais plus je l’écoute, plus je découvre de nouvelles choses. Pour moi, Lux représente parfaitement Rosalía : une artiste qui refuse de rester dans une seule case et qui préfère se transformer plutôt que de se répéter.

    Et c’est probablement pour cette raison que cet album me plaît autant.

    Plus d’infomations sur le site de ROSALIA.